TDALSystèmes & Stratégies
← Retour au blog

Cloud & Architecture · Réflexion

Quel cloud choisir ?Ma réponse honnête.

On me demande souvent quel cloud je recommande. Ma réponse honnête : ça dépend.

Pas parce que je botte en touche — mais parce que le bon provider n'est pas le même selon le contexte, l'équipe, et les contraintes du projet. Voici comment j'oriente ce choix dans la pratique.

AWS — quand l'écosystème compte

AWS reste mon choix par défaut quand le projet justifie la richesse de son écosystème. La couverture de services managés est sans équivalent : base de données, message queues, machine learning, serverless, observabilité — tout y est, avec une documentation abondante et une communauté large pour s'appuyer.

C'est aussi le choix naturel quand l'équipe technique a déjà une culture AWS ou quand on anticipe une montée en complexité. L'investissement dans la courbe d'apprentissage se rentabilise sur la durée.

En revanche, AWS peut être surdimensionné pour un projet simple avec une équipe réduite. La richesse de l'offre peut devenir un frein si personne ne sait naviguer dedans.

OVH et Scaleway — quand le cloud français suffit

OVH et Scaleway sont des choix sensés quand le budget est une contrainte réelle et que le besoin ne justifie pas la richesse de services d'AWS. Moins de services managés, mais largement suffisant pour beaucoup de contextes — une plateforme SaaS standard, un site à fort trafic, une infrastructure de PME.

L'argument de la souveraineté des données joue aussi. Pour certains secteurs ou certains clients, héberger en France chez un acteur français n'est pas un détail — c'est une exigence.

J'ai migré des infrastructures depuis OVH vers AWS, et j'ai aussi maintenu des plateformes OVH en production sans raison valable de migrer. Les deux peuvent coexister dans une architecture hybride selon les usages.

Azure — quand l'environnement s'impose

Azure s'impose naturellement dans deux contextes. D'abord, les environnements Microsoft : si l'entreprise tourne sur Active Directory, Office 365, et des serveurs Windows, Azure s'intègre sans friction là où AWS nécessiterait des ponts supplémentaires.

Ensuite, les secteurs réglementés qui exigent une conformité spécifique — santé, finance, défense. J'ai conçu une Landing Zone Azure certifiée HDS pour des hôpitaux : Azure était le bon choix, pas AWS, parce que l'écosystème de conformité était déjà là.

La vraie première question

Avant tout benchmark technique, la question que je pose systématiquement :

“Qui va maintenir ça dans 12 mois, et avec quelle expérience ?”

Cette réponse oriente souvent le choix plus que n'importe quel benchmark technique. Une infrastructure parfaitement conçue sur le mauvais provider — parce que l'équipe n'a pas les compétences pour la maintenir — est une infrastructure fragile.

Mon rôle n'est pas de choisir le provider le plus sophistiqué. C'est de choisir celui que l'équipe pourra maintenir après mon départ. C'est ça, construire pour durer.

Vous hésitez entre deux providers ?

30 minutes pour analyser votre contexte et vous orienter vers le bon choix.

Poser la question →